Une partition, une vie

01/03/2022

La partition se compose tout d'abord d'un titre, le nom du compositeur, une clé de sol pour commencer sur une portée. La portée contient 5 lignes pour écrire toutes les musiques du monde, la quantité n'est point le plus important, semble-t-il. Ainsi elle porte toute notre existence de souvenirs, d'émois, de pans de nos vies qui nous ont accompagnés tout le long de notre vie, mélodique et harmonique, qui porte chaque temps des notes, des respirations, des fluctuations.

La mélodie se compose que de 7 notes. Ces dernières, seules, ne ressemblent à rien de concret. Une note seule isolée, ne reste qu'une note seule , loin d'un tout. Mais les unes après les autres, elles deviennent un ensemble et déterminent des reliefs. Elles font sens, donnent un germe incroyable, le trésor des trésors.

Ces notes agencées d'une certaine façon amèneront un espace qui transportera dans des abîmes du sublime, ou du triste, ou du joyeux. Tout sera fonction du caractère qu'on leur accordera. Tout dépend de cette catégorie œuvrée par des actes.

Au même titre qu'il existe des notes (noire, blanche, croche, etc...) il y a des silences correspondant à des durées différentes et variables. Ainsi en musique, les silences tout aussi leur place que les notes elles-mêmes. Des temps de pause, de demi-pause, de soupir, de demi-soupir. Des termes lorsqu'on s'y rapproche qui font particulièrement sens dans nos vies. Qui n'a pas eu besoin de se poser quelques temps ?

Cette pièce musicale ou / et vocale peut-être lente, modérée, ou rapide. Temps de variation d'exécution sont donc possibles.

Elle est nuancée dans des crescendo ou des decrescendo, où on arrive à des fortissimo (joué très très fort) comme si on criait, où d'autres moments au contraire à des pianissimo (joué très doucement) comme si on chuchotait. Certaines partitions n'en sont pas munies.

Elle est écrite pour être jouée de façon monodique ou polyphonique dans des styles différents. Joué par un orchestre symphonique ou en solo. Il n'y a que l'embarras du choix.

Par moment, il y a des barres de reprise qui indiquent de reprendre à un autre moment de la partition.

Des bémols ou ses sœurs, les dièses. Ils sont écrits en début de partition à la clé appelée « l'armure » Terme fort intéressant. Mais lorsqu'ils sont écrits à un moment autre à l'intérieur de la partition, ils sont dits accidentels. Des accidents peuvent arriver.

Dans une construction de l'harmonie musicale, il existe des tensions et TOUJOURS, des résolutions. Dans la gamme de DO (do ré mi fa sol la si do), la dernière note avant le DO, le SI est appelée la sensible et on entend bien qu'on ne peut rester sur le SI et qu'on a besoin de finir sur le DO pour finir.

Il y a deux modes, le majeur utilisé pour exprimer la gaieté, la force, etc ... et le mineur pour signifier la mélancolie, l'introspection par exemple. Ils sont appelés les tonalités. Lorsqu'ils changent en cours de route, ils sont nommés modulations.

En conclusion :

Ainsi rien n'est jamais figé. Tout en perpétuel mouvement. D'une note on peut écrire une incroyable symphonie, chantée par un énorme cœur ou chœur, joué par un orchestre composé d'innombrables musiciens.

Que tout repose sur une simplicité incroyablement prodigieuse de règles dans un rythme donné, à une vitesse choisie, dans des nuances voulues ou transformées...